3eme prix Jeunes : Clément RIGAULT

Publié le par bourgeonsdeplumes

"A une muse"








Muse:


Ô poète que ne fus-je ta première maîtresse,
Le baptême en amour je t'aurai promis
Je te voit aujourd'hui qui te lamente, te délaisse
Dans les bras par laquelle tu me vins endormi.
Elle est funeste, sombre et capricieuse
Que trouves-tu donc a cette infâme blonde?
Je ne sais! Et ton âme, ton cœur que je sonde
Me montre la douleur, la peine d'une blonde rieuse.
C'est assez poète, ressaisis-toi!
Et quand bien même elle n'aimerait que toi,
Accepterais-tu de la voir en ces termes là?
Poète, je te connait, tu ne peux vivre cela!


Poète:


Me parlez-vous ma muse, de cette blonde douce?
Rugueuse pourtant, qui me fut livrer,
Que sais-je, d'un aéropostal coup de pouce?
Cette blonde qui me rend plus ivre que l'Orval
Sais me rendre heureux, et c'est assez.
Je l'aime depuis ce long jour de bal.


Muse:


Mais poète te rends-tu compte que cette femme
Aux cheveux céréales et au cœur de paille
Te mènes par le bout du museau?
Poète, je t'aimes et je l'assaille!
Grâce a tes vers qui jamais ne diffame
Je la renvoi dans son funeste bateau!


Poète:


Muse, n'as-tu point compris ce qu'elle est?
C'est dommage car pour moi, le laid,
Cette femme est ma muse.
Et bien que rarement tu ne m'amuses,
Je l'en remercie, car tu m'inspires,
Et cela même au bout de mon dernier soupir.

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